jeudi 10 décembre 2015

René Girard

http://www.lemonde.fr/livres/article/2015/11/05/l-anthropologue-et-academicien-francais-rene-girard-est-mort_4803285_3260.html#xtor=RSS-3208

L'avenir doit se projeter

http://mobile.lemonde.fr/emploi/article/2015/11/19/bernard-stiegler-ce-n-est-qu-en-projetant-un-veritable-avenir-qu-on-pourra-combattre-daech_4813660_1698637.html?xtref=http%3A%2F%2Fm.facebook.com

Zero déchet

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/etats-unis-san-francisco-la-ville-zero-dechet_1672251.html

Cop 21 à Strasbourg

http://elus-strasbourg.eelv.fr/2015/11/23/motion-cop-21-a-liniative-des-elus-ecologistes/

Donc travaillons à gagner

https://blogs.mediapart.fr/gautier-francois/blog/261115/nous-sommes-ecologiquement-perdus

Zéro déchet

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/05/28/comment-san-francisco-s-approche-du-zero-dechet_4421676_3244.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1448986267

A voir absolument, c'est très encourageant.

http://www.demain-lefilm.com/

Une piste de revenu universel

http://www.europe1.fr/societe/la-finlande-pourrait-bientot-verser-800-euros-par-mois-a-tous-ses-citoyens-2632739

Hélas, prophétique

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-front-national-sera-majoritaire-predit-le-philosophe-bernard-stiegler_1280994.html

KO debout, dimanche soir

Nous le savions, on le sentait mais le choc fut rude. La réalité était là impitoyable. Le vote en faveur des partisans de la violence sociale, de l'enfermement au monde est en tête !
C'était annoncé mais ce qui fait mal c'est d'avoir totalement échoué à limiter le mouvement et de comprendre que ce n'est pas fini : la progression du mal va continuer.

Une intuition

D'un coté l'électorat conservateur ne se retrouve pas dans l'évolution libérale de la droite traditionnelle. Le passage du conservatisme à la réaction apparait alors comme la "sortie". La neutralisation de la droite réformiste accélère le processus.
D'un autre coté, l'application de la gauche au pouvoir à prouver sa capacité à être aux affaires, fait disparaitre l'utopie, l'espoir et l'enthousiasme vers le changement. 
Enfin, l'activisme des "petits" partis à conserver leur "pureté politique" les isole et ils se déchirent en interne faute de consensus ou d'espoir d'atteindre une efficacité minimum.

Des responsables

Alors, les culpabilités découlent de l'analyse et sont partagées. Les deux derniers présidents de la république sont fortement concernés. Le premier pour avoir enterré le gaullisme sous l'hyper libéralisme clinquant et le mépris du peuple. Le second pour avoir fait l'inverse de ce qu'il avait promis et trompé son électorat, tout en échouant à endiguer le désespoir.
Le personnel politique autiste et trop sur de lui, souvent dévoué mais décrédibilisé par des affaires limitées mais dévastatrices, et tributaire d'une administration "gestionnaire" porte également sa part.
Les partis, eux, ont été incapables de former les militants à répondre aux enjeux, incapables de structurer des stratégies de projets mais bien coincés dans des postures tactiques de court terme.
Enfin, un régime présidentiel à bout de souffle et une organisation territoriale absurde : des communes reconnues mais vidées de leurs compétences par des métropoles et autres intercommunalités sans légitimité démocratique directe, des départements obsolètes mais bien vivants, des régions trucidées avant maturité pour des géographies tombées du ciel. Tout cela dans une Europe des chefs d'état qui, sous la pression des lobbies, circonviennent systématiquement son parlement.

Elargir les champs

Désormais, il faut probablement refaire les fondamentaux politiques, en tous cas, les réorganiser. Pour nous écologistes il faut développer un avenir commun, partagé, et dépassant le cadre national. Il faut, également, hiérarchiser nos priorités puis les articuler.
L'écologie politique ne peut plus être un self service à la carte. Il faut, probablement, une ligne claire, forte et graduée.

Enfin la recherche, l'ouverture à la société, ne doit elle pas, après l'échec de la coopération se réorganiser à l'extérieur du cercle partisan pour le nourrir ?

En clair : faire de la politique, militer, d'une part, accompagner, créer et soutenir des mouvements sociaux, environnementaux et citoyens, d'autre part, et arrêter de tout mélanger. 

Restructurer l'activité partisane

Faire de la politique c'est porter un projet pour la société, il doit être précis, calculé, global et européen. La cohérence doit y être implacable, ce qui éloigne toutes négociations plurielles : il ne peut être question d'empiler des souhaits, fussent ils, chacun, utiles et honorables.
C'est un travail énorme et ardu, technique et prospectif. Mais sans lui aucune crédibilité n'est possible. 
Ensuite, il faut le communiquer, l'évaluer, le porter. Il est probable qu'il soit pillé mais tant mieux !

Alors enfin un projet alternatif pourra être présenté à l'intelligence des citoyens.

Changer la constitution.
Refonder l'Europe.
Contenir la finance.
Développer une place à chacun dans la société.
Transformer la vie économique
Et, bien sur, comme moteur rapidement mettre en oeuvre la transition écologique sans férir.