Quelques temps après une élection
législative
partielle, il apparait utile de faire un petit point sur la fonction d'un parti
politique.
Souvent présentés comme
des écuries
d'élus,
les partis sont l'objet de critiques acerbes. Puisque notre République
est monarchique, les partis "accompagnent" le pouvoir ou les
oppositions. Aussi fleurissent les initiatives hors des partis : clubs divers,
mouvements, nuit debout, indignés, etc.
Certes la discipline interne d'un parti est parfois
lourde, la sclérose peut être présente, l'instrumentalisation possible mais faut il tout jeter ?
Les luttes ont besoins de cadres, les réflexions
de lieux de débat et la spontanéité "populaire" ne l'est pas toujours et même peut
parfois jouer des tours.
C'est pourquoi ne jetons pas le parti dans le déni du
politique ou dans le rejet de certaines formes peu altruistes des pratiques
politiciennes.
La fonction d'un parti politique est multiple :
1
Participer à l'intelligence collective par
le débat, la
multiplication des analyses, la démultiplication des capacités d'étude,
de synthèse et d'analyse.
2
Préparer et hiérarchiser les éléments
programmatiques indispensables aux campagnes et surtout à
exercer seul, et plus encore en coalition, les responsabilités
publiques.
3
Un repère dans les positions, une
parole publique
4
Faire relai des réalités
sociales diverses.
5
Porter des utopies et les rendre réelles
(l'Europe fédérale et
démocratique
par exemple).
6
Former et insérer de nouveaux militants dans
le mouvement
Ce qu'un parti ne doit pas être :
1
Un obscur outil démocratique de captation de la
représentation
2
Un lieu de combat interne propice à la
compétition
du plus "pur"
3
Un cercle de convaincus, bien entre eux
4
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