mercredi 25 mai 2016

Second tour et ... choisir ou ne pas choisir

Il est évident qu'un parti politique, initialement dans la majorité de l'exécutif national désormais en désaccord profond sur la politique menée par Monsieur Valls, ne peut appeler à voter pour un candidat qui s'en revendique. Trop de trahisons subies : Fessenheim, taxe poids lourds, abus de 49.3, débat douteux sur la nationalité, loi ElKhomri ........
Cependant ne pas appeler à reporter les voix ne signifie pas, ne doit pas signifier, qu'il faut prôner l'abstention ou le vote blanc. N'y aurait il pas assez d'abstention  ?

Si l'on est démocrate, en l'absence d'autre dispositif que la représentation, il n'est pas possible de faire l'apologie de l'abstention, sauf à se priver volontairement de la citoyenneté.
Les votes blancs n'étant pas considérés, ils participent à  accentuer le score du majoritaire. C'est dommage mais c'est la réalité de notre système électoral.

Donc, en conscience, il faut voter !
Et, là, le choix est restreint : la droite dure ou la gauche "pas assez à gauche"


Moi j'ai choisi, je voterai contre le candidat le plus éloigné de mes valeurs. Je ne peux cautionner le slogan UMPS, amalgame si cher à l'extrême droite. Je voterai pour éviter que le Bas Rhin soit représenté par un député de droite supplémentaire. Parce que l'écologie ne peut se réaliser dans l'inégalité, ne peut se mesurer uniquement par l'argent, ne peut exister sans vivre ensemble, sans solidarité. Parce que je crois que l'intérêt public doit être prioritaire, que l'éducation est indispensable, que la valeur de l'humain est supérieure à l'argent. Que ni la haine ni le mépris ne font la société.