Il est peu probable, une fois encore, qu'une majorité claire se dessine au premier tour du prochain scrutin national. Cela signifie qu’au second tour, il faudra pour beaucoup choisir le "moins pire", voire revivre la situation de 2002 ou s'abstenir et donc renoncer à participer, ce qui pour les démocrates est douloureux.
Celui ou celle qui sera élu, aura probablement bénéficié du scrutin positif de 15 à 20% des électeurs.
Voilà pourquoi lors de la consultation législative suivante il n'y aura pas de "proportionnelle" car il est convenu que le président pour gouverner doit disposer d'une majorité.
Mais pourquoi donc cette majorité ne se comprend que par le parti du président ? Que reste-t-il, réellement, de la représentativité ?
Tous les partis se verront obligés de passer des alliances. Techniques ou électorales, celles-ci apparaissent "louches". Mais pour conduire les affaires elles seront incontournables, à condition de croire que la vocation d'un parti politique ne soit pas de faire de la figuration ou de l'opposition systématique.
Comment ne pas retomber dans les errements de la IVème république : marchandages et bricolages qui générèrent l'instabilité puis le "putsch" du général ? Négocier des objectifs programmatiques et non des représentations.
Pour cela il faut que les partis aient une vie suffisamment créative pour fabriquer du contenu qui débouche sur des éléments programmatiques indispensables.
Les partis doivent choisir entre fabriquer des leaders ou construire du programme. Les premiers se déchireront, le second occupera l'espace de négociation et fera l'engagement des élus vis à vis des électeurs. C'est moins facile mais rudement plus efficace quand on est démocrate.
Ne serait-ce pas, ce que la population demande ?