A l'issue d'un premier
tour avec très
faible participation et débat au sein du groupe local, j'écrivais le
paragraphe suivant.
Il est évident
qu'un parti politique, initialement dans la majorité de l'exécutif
national désormais en désaccord profond sur la politique menée par
Monsieur Valls, ne peut appeler à voter pour un candidat qui s'en revendique. Trop
de trahisons subies : Fessenheim, taxe poids lourds, abus de 49.3, débat
douteux sur la nationalité, loi ElKhomri ........
Cependant ne pas appeler à reporter
les voix ne signifie pas, ne doit pas signifier, qu'il faut prôner
l'abstention ou le vote blanc. N'y aurait il pas assez d'abstention ?
Si l'on est démocrate,
en l'absence d'autre dispositif que la représentation, il n'est pas possible de faire
l'apologie de l'abstention, sauf à se priver volontairement de la citoyenneté.
Les votes blancs n'étant pas
considérés, ils
participent à accentuer
le score du majoritaire. C'est dommage mais c'est la réalité de notre
système électoral.
Donc, en conscience, il faut voter !
Reste désormais la
question de la vocation de la consigne de vote. Pourquoi ? Comment ? Par qui ?
Cohérente lors des
grandes oppositions, lorsque le populisme permet de déguiser le loup
en agneau ou le mou en radical, c'est une nécessité d'informer, après élimination d'un candidat, "ses" électeurs de la
continuité
de leurs position.
Désormais où les positions
se clarifient, la chose n'est plus utile. Ce serait plutôt aux
candidats encore en lice de s'adresser aux électeurs des candidats éliminés.
Evidement cela ne protège nullement
des promesses mensongères, du genre "mon ennemi c'est la
finance"
On peut en conclure que
la consigne n'a pas de sens, et pire encore, qu'elle est destructrice lorsque
l'on sait qu'elle ne sera pas suivie, et que c'est ce pari irresponsable qui
est mis en oeuvre.
La consigne de vote
devenue un objet tactique intra-coalisés potentiels, n'est plus du tout au bénéfice de l'électeur. Il
faut donc l'abandonner ou l'annoncer plus tôt.
Si consigne il ya ou si
on s'y refuse, il faut l'annoncer au plus tôt et probablement avant le scrutin afin d'éviter les
effets d'émotion.
Une election n'est pas un épisode de tèlè réalité.
Est ce au candidat de
prendre la décision
? probablement non, car dans d'autres lieux, d'autres temps, il aura à négocier, à coopérer avec
d'autres. Il faut le préserver. Il doit incarner le projet et les valeurs
de son parti, non les arrangements, les tactiques ou simplement la réalité dure et
pragmatique.
Ainsi la logique voudrait
que ce soit l'instance de désignation du candidat qui s'arroge le droit d'émettre des
recommandations. L'annonce devrait également en être réalisée avant le vote, dans une volonté de
transparence.