mercredi 25 mai 2016

Second tour et ... choisir ou ne pas choisir

Il est évident qu'un parti politique, initialement dans la majorité de l'exécutif national désormais en désaccord profond sur la politique menée par Monsieur Valls, ne peut appeler à voter pour un candidat qui s'en revendique. Trop de trahisons subies : Fessenheim, taxe poids lourds, abus de 49.3, débat douteux sur la nationalité, loi ElKhomri ........
Cependant ne pas appeler à reporter les voix ne signifie pas, ne doit pas signifier, qu'il faut prôner l'abstention ou le vote blanc. N'y aurait il pas assez d'abstention  ?

Si l'on est démocrate, en l'absence d'autre dispositif que la représentation, il n'est pas possible de faire l'apologie de l'abstention, sauf à se priver volontairement de la citoyenneté.
Les votes blancs n'étant pas considérés, ils participent à  accentuer le score du majoritaire. C'est dommage mais c'est la réalité de notre système électoral.

Donc, en conscience, il faut voter !
Et, là, le choix est restreint : la droite dure ou la gauche "pas assez à gauche"


Moi j'ai choisi, je voterai contre le candidat le plus éloigné de mes valeurs. Je ne peux cautionner le slogan UMPS, amalgame si cher à l'extrême droite. Je voterai pour éviter que le Bas Rhin soit représenté par un député de droite supplémentaire. Parce que l'écologie ne peut se réaliser dans l'inégalité, ne peut se mesurer uniquement par l'argent, ne peut exister sans vivre ensemble, sans solidarité. Parce que je crois que l'intérêt public doit être prioritaire, que l'éducation est indispensable, que la valeur de l'humain est supérieure à l'argent. Que ni la haine ni le mépris ne font la société.

dimanche 28 février 2016

Mettre une ville au vert …

Un élogieux article de télérama, publié en décembre dernier évoque le cheminement écologique de Strasbourg. Il en ressort l’idée d’un mouvement général, plus ou moins avancé, que des villes comme Paris et Grenoble développent également avec volontarisme.
La réalité est à nuancer, le processus, car ce n’est ni un état ni un but, est moins simple qu’il n’y parait, tant politiquement que techniquement.

Par exemple, si à l’origine du plan vélo, il était nécéssaire de fusionner ou au moins de rapprocher les espaces piétons et vélos, désormais la séparation des flux apparait moins évidente à généraliser. En particulier, car le plan vélo a réussi, le nombre (et l’audace) des cyclistes inquiète les piétons, par contre les automobilistes se sont habitués et la cohabitation va mieux, surtout en zones partagées.

 On voit donc que la cible n’est pas évidente tout de suite, et que l’expérience enrichit le processus. La hiérarchie des objectifs se construit petit à petit. 

Les périmètres sont également à questionner régulièrement. S’il fallait, bien sur, commencer à réduire la circulation motorisée par l’hyper centre, on s’aperçoit, avec le recul, que cette politique a reporté les circulations de périphérie à périphérie sur l’autoroute urbaine et contribué à la pollution de l’air. Maintenant, il faut sans doute élargir le périmètre de mise en recul des moteurs carbonés et individuels. Ce sera progressivement possible sur le territoire métropolitain grâce à la montée en charge des lignes de transports en commun.

A contrario, ne croyons pas que la progressivité soit toujours possible : le cheminement vers ”zéro  déchet” doit se produire radicalement car il faut, ou pas, construire une structure d’incinération (50M€). C’est donc un mélange de radicalité et de pragmatisme qui conduit le processus.
Comme c’est également un dispositif de coproduction, avec la population, avec les services techniques, avec les entreprises en charge des contrats, avec les organismes opérateurs (SEM, EPIC et autres sociétés) il est nécéssaire de faire adhérer chacune des parties. Cela nécessite une vision forte et prospective, une pratique démocratique constante, du temps pour explorer, débattre et surtout une bonne équipe d’élus et de techniciens.

Pour les professionnels de l’espace, de sa structuration, cela demande une position différente. Il n’est pas possible de réfléchir et de dessiner en ”deus ex machina” La pensée et globale et locale doit s’exercer dans la scénarisation et la hiérarchisation que demandent la coproduction, pour aboutir au consensus, tout en évitant la compromission.

C’est un mouvement continu d’actions, d’évaluations, de corrections, de prospectives et de hiérarchisation. Désormais, il faudra en permanence revenir vers des questionnements de fond : quelles sont les fonctions essentielle de la ville ? comment allier autonomies et solidarités, pour éviter individualisme et consumérisme spatial ?

Jean Werlen

Urbaniste, architecte, militant et élu écologiste.

jeudi 10 décembre 2015

René Girard

http://www.lemonde.fr/livres/article/2015/11/05/l-anthropologue-et-academicien-francais-rene-girard-est-mort_4803285_3260.html#xtor=RSS-3208

L'avenir doit se projeter

http://mobile.lemonde.fr/emploi/article/2015/11/19/bernard-stiegler-ce-n-est-qu-en-projetant-un-veritable-avenir-qu-on-pourra-combattre-daech_4813660_1698637.html?xtref=http%3A%2F%2Fm.facebook.com

Zero déchet

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/etats-unis-san-francisco-la-ville-zero-dechet_1672251.html

Cop 21 à Strasbourg

http://elus-strasbourg.eelv.fr/2015/11/23/motion-cop-21-a-liniative-des-elus-ecologistes/

Donc travaillons à gagner

https://blogs.mediapart.fr/gautier-francois/blog/261115/nous-sommes-ecologiquement-perdus

Zéro déchet

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/05/28/comment-san-francisco-s-approche-du-zero-dechet_4421676_3244.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1448986267

A voir absolument, c'est très encourageant.

http://www.demain-lefilm.com/

Une piste de revenu universel

http://www.europe1.fr/societe/la-finlande-pourrait-bientot-verser-800-euros-par-mois-a-tous-ses-citoyens-2632739

Hélas, prophétique

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-front-national-sera-majoritaire-predit-le-philosophe-bernard-stiegler_1280994.html

KO debout, dimanche soir

Nous le savions, on le sentait mais le choc fut rude. La réalité était là impitoyable. Le vote en faveur des partisans de la violence sociale, de l'enfermement au monde est en tête !
C'était annoncé mais ce qui fait mal c'est d'avoir totalement échoué à limiter le mouvement et de comprendre que ce n'est pas fini : la progression du mal va continuer.

Une intuition

D'un coté l'électorat conservateur ne se retrouve pas dans l'évolution libérale de la droite traditionnelle. Le passage du conservatisme à la réaction apparait alors comme la "sortie". La neutralisation de la droite réformiste accélère le processus.
D'un autre coté, l'application de la gauche au pouvoir à prouver sa capacité à être aux affaires, fait disparaitre l'utopie, l'espoir et l'enthousiasme vers le changement. 
Enfin, l'activisme des "petits" partis à conserver leur "pureté politique" les isole et ils se déchirent en interne faute de consensus ou d'espoir d'atteindre une efficacité minimum.

Des responsables

Alors, les culpabilités découlent de l'analyse et sont partagées. Les deux derniers présidents de la république sont fortement concernés. Le premier pour avoir enterré le gaullisme sous l'hyper libéralisme clinquant et le mépris du peuple. Le second pour avoir fait l'inverse de ce qu'il avait promis et trompé son électorat, tout en échouant à endiguer le désespoir.
Le personnel politique autiste et trop sur de lui, souvent dévoué mais décrédibilisé par des affaires limitées mais dévastatrices, et tributaire d'une administration "gestionnaire" porte également sa part.
Les partis, eux, ont été incapables de former les militants à répondre aux enjeux, incapables de structurer des stratégies de projets mais bien coincés dans des postures tactiques de court terme.
Enfin, un régime présidentiel à bout de souffle et une organisation territoriale absurde : des communes reconnues mais vidées de leurs compétences par des métropoles et autres intercommunalités sans légitimité démocratique directe, des départements obsolètes mais bien vivants, des régions trucidées avant maturité pour des géographies tombées du ciel. Tout cela dans une Europe des chefs d'état qui, sous la pression des lobbies, circonviennent systématiquement son parlement.

Elargir les champs

Désormais, il faut probablement refaire les fondamentaux politiques, en tous cas, les réorganiser. Pour nous écologistes il faut développer un avenir commun, partagé, et dépassant le cadre national. Il faut, également, hiérarchiser nos priorités puis les articuler.
L'écologie politique ne peut plus être un self service à la carte. Il faut, probablement, une ligne claire, forte et graduée.

Enfin la recherche, l'ouverture à la société, ne doit elle pas, après l'échec de la coopération se réorganiser à l'extérieur du cercle partisan pour le nourrir ?

En clair : faire de la politique, militer, d'une part, accompagner, créer et soutenir des mouvements sociaux, environnementaux et citoyens, d'autre part, et arrêter de tout mélanger. 

Restructurer l'activité partisane

Faire de la politique c'est porter un projet pour la société, il doit être précis, calculé, global et européen. La cohérence doit y être implacable, ce qui éloigne toutes négociations plurielles : il ne peut être question d'empiler des souhaits, fussent ils, chacun, utiles et honorables.
C'est un travail énorme et ardu, technique et prospectif. Mais sans lui aucune crédibilité n'est possible. 
Ensuite, il faut le communiquer, l'évaluer, le porter. Il est probable qu'il soit pillé mais tant mieux !

Alors enfin un projet alternatif pourra être présenté à l'intelligence des citoyens.

Changer la constitution.
Refonder l'Europe.
Contenir la finance.
Développer une place à chacun dans la société.
Transformer la vie économique
Et, bien sur, comme moteur rapidement mettre en oeuvre la transition écologique sans férir.






dimanche 22 novembre 2015

La non-violence est « la meilleure réponse au terrorisme »


http://www.reporterre.net/La-non-violence-est-la-meilleure-reponse-au-terrorisme

La meilleure arme contre le djihadisme : la transition énergétique

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20151118_00737563

Thomas Piketty : « Le tout-sécuritaire ne suffira pas » En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/11/21/le-tout-securitaire-ne-suffira-pas_4814707_3232.html#hQzIL0BvDivsZI6d.99

http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/11/21/le-tout-securitaire-ne-suffira-pas_4814707_3232.html#

Bernard Stiegler : « Ce n’est qu’en projetant un véritable avenir qu’on pourra combattre Daech »


http://mobile.lemonde.fr/emploi/article/2015/11/19/bernard-stiegler-ce-n-est-qu-en-projetant-un-veritable-avenir-qu-on-pourra-combattre-daech_4813660_1698637.html?xtref=http%3A%2F%2Fm.facebook.com

En finir avec l’empire, réinventer la République, refaire société


http://www.reporterre.net/En-finir-avec-l-empire-reinventer-la-Republique-refaire-societe-les-vraies

Noel Mamère sur l’état d’urgence


http://rue89bordeaux.com/2015/11/mamere-etat-urgence-recul-historique-de-la-gauche/

Jürgen Habermas: « Le djihadisme, une forme moderne de réaction au déracinement »

http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/11/21/jurgen-habermas-le-djihadisme-une-forme-moderne-de-reaction-au-deracinement_4814921_3232.html#xtor=RSS-3208

San Francisco, la ville zéro déchet

San Francisco, la ville zéro déchet

Arrêter des tragédies en arrêtant des trajets de balles

https://www.youtube.com/watch?v=4u58V6U-HFU&feature=youtu.be

lundi 3 août 2015

Arrêt de l’usine d’incinération : une opportunité à saisir ! | Elus écologistes et citoyens de la Ville et de l'Eurométropole de Strasbourg

Arrêt de l’usine d’incinération : une opportunité à saisir ! | Elus écologistes et citoyens de la Ville et de l'Eurométropole de Strasbourg

Qualité de l’air : des mesures s’imposent ! | Elus écologistes et citoyens de la Ville et de l'Eurométropole de Strasbourg

Qualité de l’air : des mesures s’imposent ! | Elus écologistes et citoyens de la Ville et de l'Eurométropole de Strasbourg

Antennes de téléphonie mobile : atteindre la meilleure qualité de service et préserver notre santé | Elus écologistes et citoyens de la Ville et de l'Eurométropole de Strasbourg

Antennes de téléphonie mobile : atteindre la meilleure qualité de service et préserver notre santé | Elus écologistes et citoyens de la Ville et de l'Eurométropole de Strasbourg

Quel avenir pour les bains municipaux ? | Elus écologistes et citoyens de la Ville et de l'Eurométropole de Strasbourg

Quel avenir pour les bains municipaux ? | Elus écologistes et citoyens de la Ville et de l'Eurométropole de Strasbourg

Six mois pour le climat, mobilisons nous ! | Elus écologistes et citoyens de la Ville et de l'Eurométropole de Strasbourg

Six mois pour le climat, mobilisons nous ! | Elus écologistes et citoyens de la Ville et de l'Eurométropole de Strasbourg

Le pragmatisme radical et l'écologie politique

Au moment de faire le bilan d'une brillante et rapide campagne pour les départementales, qui s’est soldée par la perte de nos trois élus départementaux, il apparaît nécessaire de prendre du recul sur la vocation que peut se donner l'écologie politique.