mardi 9 octobre 2018

Faire de la politique c’est choisir



Le symbole de la « philosophie » macronienne : « en même temps » n'est pas un symbole de simultanément mais l'expression de l'accumulation de possibles. C’est donc l’inverse d’un choix. Le bon sens aboutit souvent à l’incrédulité de ces gesticulations.

Les femmes et les hommes issues des scrutins électoraux sont désignés pour choisir, il est donc incohérent de faire ou de prôner des processus divergents. Si ce n’est de la trahison c’est de la sottise. Le sport est collectif car la crainte de décevoir ses électeurs, les lobbies, de voir ternir son image amènent à concilier l’inconciliable.

Le témoignage d’Aurélien Barrau comme les deux cent universitaires par leur appel de Bruxelles en septembre, témoignent que l’écologie « douce » ne suffira pas. Donc il faudra choisir entre le productivisme avec la financiarisation des biens communs et la survie de l’humanité sur la planète.
En clair, le système de capitalisme débridé des pays, dit industrialisés, en réalité ceux où la puissance financière se concentre, est totalement incompatible avec une pensée écologique. Une pensée écologique, c’est une philosophie qui conserve son milieu de vie en état. Le système économique en cours crame les ressources naturelles pour produire afin de rentabiliser l’outil de « fabrication de la richesse ». En réalité la richesse fabriquée n’est que monétaire et ne vaudra rien le jour où la société sera en péril.

La technique du « pour l’instant tout va bien, pour l’instant tout va bien » propre au type qui compte les étages en tombant, est totalement suicidaire. Il convient de passer de la transition à la conversion écologique.
Évidemment certaines facilitées, présentées comme des libertés, la consommation effrénée, la fabrication de déchets, l’inflation de mobilités seront réduites ou partagées.

Évidemment cette conversion ne peut se faire à l’échelle communale mais elle doit démarrer localement, d’ailleurs elle ne peut que démarrer localement puisque les échelons nationaux et européens sont sous surveillance des grands groupes d’intérêts.

Passons de la transition à la conversion !